Son histoire

Historique

 

Décision de la création de l’hôpital

Le 14 mars 1930, le principe d’un syndicat intercommunal dédié à la création et la gestion d’un hôpital intercommunal est décidé par les communes d’Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Sevran, Tremblay en France et Villepinte. La construction de l’hôpital est ensuite autorisée par décret le 19 février 1932.

Le bâtiment en briques rouges à l’entrée de l’établissement est construit en 1936, dans un espace bien différent de celui que nous connaissons actuellement. Le bâtiment pousse en effet en plein milieu des champs, dans un espace éloigné des principales voies de transport (la gare ferroviaire la plus proche étant alors celle d’Aulnay-sous-Bois).

 

        

            L’hôpital à ses débuts, entouré de champs        

   

         Le premier bâtiment historique du CHIRB, communément désigné « bâtiment en briques rouges ».

 

 

Bien que construits avant la guerre de 1939-1945, les premiers locaux de l’établissement n’ont pu être ouverts qu’en 1956, après que les dégâts provoqués par les occupations successives des armées allemande, puis américaine, ont été réparés.

Les bâtiments qui datent de cette époque et qui actuellement utilisés sont :

- le bâtiment central à huit étages

- le pavillon à deux niveaux où sont installés des services de spécialités chirurgicales

- les quatre pavillons situés à l’entrée de l’hôpital, et qui abritent la conciergerie et des logements des personnels

 

La période américaine de l’établissement

Durant la guerre, les Allemands font de l’établissement leur quartier général, appelé Kaserne Tirpitz. En septembre 1944, l’hôpital est libéré de l’occupation allemande par les Américains, qui y resteront jusqu’en février 1946. Le bâtiment est alors occupé temporairement par 250 Alliés, et sert de centre de microfilms. Quel est le principe du microfilm ? Le microfilm est un support de stockage analogique reproduisant des documents, comme des lettres ou des périodiques, qui se présentent sous la forme de bobines de film sur lesquelles les images ont été miniaturisées. Ainsi les Alliés pouvaient envoyer de grandes quantités de documents en avion, ce qui était plus rapide que par la voie postale traditionnelle (via paquebots). Les Américains pouvaient également communiquer avec leurs proches plus régulièrement.

 

 

 Soldats américains travaillant dans le centre de microfilms

 

 

 Cérémonie en l’honneur du Président Roosevelt, décédé en avril 1945, en présence des soldats américains et des élus locaux

 

L’hôpital a recueilli le témoignage du seul soldat parlant français à l’époque, Victor E. Lampel. Il était chargé de recruter 750 personnes vivant dans les alentours, afin qu’ils participent à la fabrication des microfilms. Victor Lampel nous décrit une France exsangue à la sortie de la guerre, touchée par les pénuries et les rationnements. Ainsi, le travail proposé par les Alliés, correctement payé et où les employés recevaient deux repas par jour, était très recherché par les locaux.

 

Habitants des communes environnantes travaillant au centre de microfilms

 

 

 

Le parking à vélos utilisés par les employés du centre de microfilms

 

En 1956, les lieux reprennent leur fonction initiale, l’hôpital comptant alors 327 lits. Ce nombre est porté à 370 en 1957, sans que les bâtiments d’origine, prévus pour 299 lits, aient été agrandis.

 

Un hôpital en pleine croissance

Entre 1967 et 1974, l’accroissement rapide de la population oblige l’Assemblée gestionnaire à prévoir des programmes d’extension. Des nouveaux bâtiments voient le jour :

- un bâtiment pour les services généraux (buanderie, lingerie, magasin)

- un bâtiment administratif

- un quartier psychiatrique de 150 lits adultes

- un centre social comprenant des ateliers, une salle de spectacle et une bibliothèque

- une cuisine centrale avec des magasins alimentaires

- un restaurant du personnel

- un hôpital de jour

- un hôpital de nuit

En 1974, un grave incendie ravage les derniers étages du bâtiment central. Pendant près de trois mois, les salles d’opérations sont abritées sous des tentes prêtées par l’armée. Cet incident malheureux permet cependant d’accélérer le processus de développement et de rénovation de l’établissement. En effet, la même année, le programme d’agrandissement mis au point dix ans plus tôt, est finalement approuvé par le Ministère de la santé.

Le 1er mars 1978, les deux bâtiments de chirurgie et de spécialités chirurgicales de 280 lits entrent en service. Puis, le 12 décembre 1981, à l’occasion de l’inauguration du plateau technique, le Centre hospitalier intercommunal d’Aulnay-sous-Bois devient le Centre Hospitalier Intercommunal Robert Ballanger, en hommage à cet élu qui œuvra beaucoup pour le développement de l’établissement. Le plateau technique, qui concerne les matériels et les systèmes sophistiqués mis à disposition du personnel médico-chirurgical (salles d’opérations, salles de radiologie, stérilisation, urgences, laboratoire,…) est alors un des plus modernes qu’on puisse trouver en France. A cette époque, un bâtiment mère-enfant et une nouvelle école d’infirmière sont également inaugurés.

 

Robert Ballanger et François Asensi le jour de l’inauguration du plateau technique (1981)

 

 

 

L’un des blocs opératoires du nouveau plateau technique (1981)

 

Un hôpital ancré dans le nouveau millénaire

Afin d’aborder le millénaire dans de bonnes conditions, un plan de réorganisation et d’extension a été mis en œuvre pour le CHIRB, afin qu’il puisse poursuivre son action de santé publique auprès de la population.

Ainsi au début des années 2000, le plan comprend :

- l’ouverture de nouvelles urgences

- la rénovation de bâtiments de psychiatrie

- la mise en place d’un IRM

- une nouvelle cafétéria à l’entrée du plateau technique

- la création d’un centre d’hospitalisation de pédopsychiatrie

- ouverture d’une hélistation

 

L’actualité de l’hôpital est marquée par l’ouverture de nouveaux bâtiments. Dans le cadre du plan Hôpital 2012, le CHIRB a reçu de la part du Ministère de la Santé un financement spécifique qui lui a permis d’ouvrir 85 lits de Soins de Suite et de Réadaptation avec un plateau technique de rééducation comprenant, entre autre, une balnéothérapie. L’hôpital de jour de pédopsychiatrie et la crèche ont été reconstruits et étendus et ont été inaugurés le 12 juin 2014. Enfin, la construction d’un dernier bâtiment permettra quant à elle, d’accueillir le pôle Femme/Enfant et le regroupement de toutes les consultations externes dès janvier 2015. Pour en savoir plus, visitez notre page « Modernisation et projets »

 

  Date de dernière modification :

 20/07/2017

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